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35e 19 > 28.03.2021

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Dans un jury malgré la pandémie

Delphine bureau travaille FIFF2020

C’est une première pour elle : être jurée dans un festival de film. Elle, c’est Delphine Niederberger, responsable de la médiation culturelle et membre de la commission artistique au FIFF. Elle devait se rendre ce printemps au festival Visions du Réel avec un badge « jury » autour du cou. Le festival ayant lieu finalement en ligne à cause de la pandémie de COVID-19, le travail du jury s’organise autrement.

Delphine a accepté il y a quelques mois la proposition de rejoindre le jury visions sud est pour le festival de documentaires à Nyon. Deux autres personnes composent ce jury : Antoine Thirion, programmateur au Festival de Locarno, et Martial Knaebel pour trigon-film.

« Nous décernons un prix d’une valeur de CHF 10'000 qui va à un projet en cours de production, » explique la représentante du FIFF. « Il y a 17 projets en provenance de pays soutenus par le fonds visions sud est. » Pour rappel, ce dernier est une collaboration entre trigon-film, le Festival de Locarno, Visions du Réel et le FIFF et il se donne pour mission de soutenir des productions cinématographiques en provenance d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine et d’Europe de l’Est.

« La particularité de notre jury, » poursuit Delphine, « est qu’il doit évaluer des films qui sont chacun à des stades de production très différents. Il ne s’agit pas des films des compétitions, visibles pour le public, mais de projets en cours de réalisation. » Ces projets sont présentés dans le volet Industry du festival nyonnais.

Délibérations à distance
Étant donnée la situation très particulière de ce printemps 2020, tout se fait en ligne pour Visions du Réel. « Nous avons néanmoins le même programme que si le festival avait eu lieu normalement, avec une présentation de chaque projet et un échange individuel de 15 minutes avec la réalisatrice ou le réalisateur, parfois une personne de la production. » Selon la jurée en herbe, il y a même du positif dans cette organisation : « chacun·e est chez soi lors des visioconférences, cette intimité nous fait toutes et tous paraitre davantage au naturel. »

Un regret toutefois : « l’échange est moins spontané par écrans interposés. Nous discuterions peut-être plus longuement dans une véritable rencontre. » Les trois juré·es n’en sont pas moins en accord : « nous nous entendons bien sur les projets à écarter et ceux à retenir. »

Un autre aspect du cinéma
Le fait de devoir juger des œuvres en cours de création est un élément nouveau pour Delphine. Comme elle l’explique, « nous avons là un aperçu incroyable sur le processus de réalisation. Tout ceci n’apparait pas lorsque nous sélectionnons les films pour le FIFF, car nous choisissons des films terminés. »

A l’issue de la semaine, le jury visions sud est a choisi d’attribuer son prix au film Malintzin 17 de Eugenio et Mara Polgovsky (Mexique, section Docs in Progress). Verrons-nous le résultat final en Suisse ? Il faut le souhaiter mais la route de la production et de la distribution est encore longue.

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