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Sections parallèles

Cinéma de genre : Histoires de fantômes

Après le western, le film de sport, le film catastrophe, le cinéma érotique et le portrait femmes combattantes, la première des sections instaurées depuis 2012 déclinera la figure du fantôme telle qu’elle est représenté aux quatre coins de la planète. Pourquoi les fantômes? Parce que le FIFF, en analysant les listes de productions internationales de ces trois ou quatre dernières années, s’est rendu compte que ce genre, le film de fantômes, connaît, partout, une recrudescence étonnante et qui dit quelque chose de profond sur les angoisses de notre époque.

Décryptage : Cabinet de curiosités cinématographiques

La section thématique du FIFF cherche, chaque année, à réunir des films de grande qualité qui échappent aux radars de la distribution voire des festivals. Après des thèmes comme L’image de l’Islam en Occident (2012) ou Pouvez-vous rire de tout ? (2015), il est apparu au cours des derniers mois qu’un nombre inhabituel d’excellentes productions sont actuellement consacrées au cinéma lui-même. La disparition de la pellicule a changé la nature du medium, mais aussi de la production, de la cinéphilie et de la sauvegarde des patrimoines. Dans ce tournant fondamental, certains cinéastes prouvent l’importance culturelle et sociale du cinéma en explorant ce qui fut : ainsi du Suisso-Américain Alexandre O. Philippe qui viendra présenter en première suisse son documentaire 78/52 tout juste dévoilé à Sundance : un film d’une heure trente qui décrypte de manière passionnante la fameuse scène de la douche du Psychose d’Alfred Hitchcock.

Diaspora : Myret Zaki et l’Egypte

Rédactrice en chef du magazine Bilan et fine analyste économique dont le visage et la voix sont bien connus en Suisse romande, Myret Zaki est une femme d’engagements. Elle succède pour Diaspora, cette carte blanche si particulière qui offre à une personnalité exilée la possibilité de montrer des films qui lui rappellent son pays d’origine, au dessinateur Patrick Chappatte (Liban), au hockeyeur Slava Bykov (Russie), ainsi qu’aux cinéastes Atom Egoyan (Arménie), Tony Gatlif (Roms) et Mira Nair (Inde). Myret Zaki a réuni, à travers cinq films inconnus des non-Egyptiens, les réalités économiques de son pays d’origine, des années 40 aux années 90, à travers les armes du peuple que sont l’humour, le chant et la danse. Des témoignages d’un temps où le pays chantait, riait, dansait. Malgré tout.

Hommage à… : Freddy Buache

Dans la section Hommage à… : qui a, par le passé, célébré l’immensité du cinéma iranien (2014) ou le courage des Syriens (2015), le nom de Freddy Buache s’est imposé à l’équipe du FIFF comme une évidence. Le lion de la Cinémathèque suisse de 1951 à 1995 a accueilli avec enthousiasme la proposition du Festival : choisir cinq de ses chefs-d’œuvre de chevet. Pour Thierry Jobin, directeur artistique du FIFF, « Freddy a changé nos vies, à nous tous qui respirons cinéma, parce que, sans avoir besoin de s’en persuader en lisant les interminables fiches de renseignement de la Confédération qui cataloguaient ses activités gauchistes (pour rester poli), Freddy Buache a, bien avant le FIFF, contribué à défendre la diversité culturelle, ouvert les yeux sur les cinématographies de l’Est et au-delà, rappelé les fondamentaux d’un mode d’expression que peu de gens ont porté si haut dans l’échelle des arts. Il était temps de le porter, lui, haut devant vous.»

Nouveau territoire : Népal

Le cinéma s’est démocratisé grâce au numérique et, chaque année, des pays émergents avec une force insoupçonnable si l’on s’en tient aux catalogues du cinéma mainstream. Après le Bangladesh, l’Ouzbékistan, Madagascar, les Indigènes d’Amérique du Nord et, en 2016, les femmes qui osent passer derrière la caméra en Afrique, c’est la production florissante du Népal qui sera à l’honneur.

Sur la carte de Douglas Kennedy

Pure carte blanche, la section Sur la Carte de… a accueilli, depuis sa création en 2012, les choix souvent surprenants de Georges Schwizgebel, Bouli Lanners, Jean-Pierre et Luc Dardenne, Jean-François Stévenin et Geraldine Chaplin. En 2017, c’est Douglas Kennedy qui présentera six de ses films de chevet. Un grand écrivain américain pour, comme le FIFF en a la vocation, ériger un nouveau pont, entre la littérature et le cinéma.

Festival International de Films de Fribourg

32e 16 > 24.03 2018

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